Vous avez dit PIRAT ?
Oui, comme Programme Intégré de Recherche en Agroforesterie à Restinclières dans l’Hérault. C’est à ce jour le seul programme de recherche uniquement consacré aux pratiques agroforestières en France.
Résumé
localisation :
Domaine de Restinclières, Prades le Lez (34)
Début du projet : 1994
Partenaires Techniques :
INRA Montpellier (UMR System) et UMR Acarologie
CRPF
AGROOF
Chambre d’Agriculture
Les Ecologistes de l’Euzières
Pouss’Conseil
CIRAD AMAP
Société Valhoryz
Biotope
Partenaires Financier :
Conseil Général 34
En bref ...
Le Domaine de Restinclières, situé au nord de Montpellier dans l’Hérault, est le plus vaste site expérimental d’agroforesterie
en France et en Europe. Avec le soutien du Conseil Général de l’Hérault, une douzaine d’équipes de recherche et développement
étudient sous toutes les coutures l’association arbre/culture : croissance et enracinement des arbres, développement et
rendements de cultures, couples auxiliaires/ravageurs, bio-indicateurs, fertilité du sol … Agroof fait partie depuis le
début de cette aventure, anime le programme et participe à certaines actions de recherche, notamment sur le thème de la
biodiversité et les aspects socio-économiques.
Fiche identité
Situé sous climat méditerranéen frais sub-humide (747 mm de pluie moyenne entre 1982 et 1989), le domaine de Restinclières est
situé à 15 km au nord de Montpellier. Installée sur le domaine, la Maison Départementale de l'Environnement bénéficie d'un extraordinaire
terrain pédagogique. Ce site de 215 ha, acquis par le Département de l'Hérault en 1990, présente une mosaïque de paysages bordés par
deux cours d'eau : le Lez et le Lirou.
L'aménagement de l'exploitation agroforestière de Restinclières est à la fois une expérience sociale (association d'un propriétaire
foncier et de 3 agriculteurs) et une expérience agronomique (association d'arbres et de cultures). Les plantations d'arbres ont été
réalisées en deux tranches (hivers 94-95 et 95-96), et comprennent 12 000 arbres. L'opération de plantation a été financée par le
Conseil Général de l'Hérault et la DDAF. C'est l'INRA qui a imaginé le protocole de recherche et le suivi des travaux.
Les plantations agroforestières ont été réalisées de manière à pouvoir comprendre et expliquer les performances des parcelles
agroforestières. Pour cela il était indispensable de prévoir des témoins non agroforestiers. Il y a donc sur le domaine des
plantations forestières témoins (pour savoir comment poussent les arbres sans les cultures) et des parcelles agricoles témoins
(pour savoir comment poussent les cultures sans les arbres).
Agroof et PIRAT
Agroof intervient à deux niveaux :
- Nous assurons en partenariat avec l’INRA, l’animation du programme (organisation des appels à projets annuels et des
comités de pilotage, suivi des rapports et rédaction d’une synthèse annuelle pour le Conseil Général) ;
- Nous intervenons comme partenaire Recherche. Au cours de ces dernières années, elle a mené des études ciblées
sur la faisabilité et le développement de l’agroforesterie dans l’Hérault et intègre depuis cette année un suivi
de la biodiversité.
Evaluation socio-économique de l’expérience de Restinclières (2003)
Quel bilan technique et économique du projet agroforestier de Restinclières après 9 années d’existence ?
Le rapport met en relief les atouts de l’agroforesterie en termes de performances technico-économiques. Le bilan de
l’expérience de Restinclières montre en effet qu’un projet bien mené, dans le contexte pédoclimatique de Restinclières,
est un projet qui est rentable sur le long terme, avec une ponction progressive certes mais minime sur la trésorerie annuelle
de l’exploitation.
Etude prospective : développement de l’agroforesterie dans l’Hérault (2005)
Quelle est la place de l’agroforesterie dans le développement agricole et forestier du département de l’Hérault ?
Cette étude s’est intéressée aux possibilités pour des collectivités de promouvoir l’agroforesterie, voire d’appuyer des projets,
individuels mais aussi et surtout collectifs. La possibilité d’entrevoir des aménagements collectifs passe notamment par
la définition de projets communs où chacun pourrait concilier ses attentes avec celles des autres partenaires
(Voir aussi Projets Territoires en Basse Plaine de l’Hérault)
Suivi des populations de coléoptères carabidés (en cours)
Comment mesurer la biodiversité ?
La lutte biologique par conservation en agroforesterie pourrait-elle à terme réduire l’utilisation des moyens chimiques de régulation des populations de ravageurs ?
Les carabes (Ordre des Coléoptères, Famille des Carabidés) ont un double rôle : la plupart sont de redoutables prédateurs de
certains ravageurs (limaces, larves de taupins, pucerons…) et sont de bons bio-indicateurs (dynamique sensible des populations
aux pratiques et aux changements du milieu : végétation, travail du sol, traitements…). C’est sous cette casquette que les
carabes sont étudiés à Restinclières depuis 2009.
Hypothèse de recherche : L’hétérogénéité des habitats et donc des ressources trophiques favorise la diversité spécifique et
l’équitabilité des espèces de carabes dans les parcelles agroforestières comparées aux témoins agricole et forestier.
Suivi : d’Avril à Juillet 2009 / récolte 1 fois par semaine
Méthode de suivi : piégeage passif par pot Barber dans les témoins agricole, agroforestiers (bande enherbée + allée cultivée) et forestier / Identification à l’espèce.