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Résumé

Titre :
Améliorer l’efficacité agro-écologique des systèmes agroforestiers

localisation : National

Date  : 2009 / 2011

Coordination :
Chambre d'Agriculture des Deux - Sèvres

Partenaires  : Voir Documents

Contact Agroof

Camille Béral
Chargée de projets Recherche et Développement
email: beral@agroof.net
téléphone : 04 66 56 85 47
























Vous avez dit CAS DAR?
La mission "développement agricole et rural" gère, au sein de la Direction générale de l'enseignement et de la recherche, le programme national de développement agricole financé par le compte d'affectation spéciale "développement agricole et rural" : CAS DAR.


CAS DAR 09 / 11 : Répondre aux attentes techniques des agriculteurs

Si le premier projet « Agroforesterie » a permis de structurer le développement de l’agroforesterie en France, il a également fait naître de nouvelles attentes en termes de gestion agro-écologique de ces habitats. Un deuxième projet a donc été proposé à l’appel à projet 2008. Coordonné par la Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres, ce projet s’appuie sur les résultats et le réseau du premier projet pour répondre à de nombreuses attentes techniques de la part des porteurs de projets. Il vise à améliorer l’efficacité agro-écologique des systèmes agroforestiers sur 4 grands thèmes : l’eau, la biodiversité, le sol et la biomasse.


5 thématiques pour proposer des solutions

La finalité du nouveau projet 2009-2011 est de créer des outils d’évaluation et de suivi des aménagements agroforestiers, et d’améliorer leur efficacité biologique.
Ce projet est axé autour de 5 groupes de travail :
  • Biodiversité  : Caractérisation des aménagements agroforestiers pour favoriser la biodiversité utile;
  • Eau : Impacts des aménagements sur le cycle de l’eau et caractérisation des aménagements agroforestiers sur des territoires à enjeux de protection de l’eau;
  • Sol : Impacts de l’agroforesterie sur la fertilité biologique et organique des sols ;
  • Biomasse : Etude des potentialités offertes par l’agroforesterie pour la production de biomasse à des fins énergétiques;
  • Réglementation : Veille réglementaire pour faciliter la prise en compte de l’agroforesterie dans les réglementations.;



Agroof anime le Groupe de Travail « Sol »

A long terme, le maillage agroforestier améliore-t-il le bilan organique des sols ?

Le premier projet DAR a mis en évidence des teneurs de matières organiques brutes supérieures dans les parcelles arborées comparées à un témoin agricole.

Les arbres enrichissent le taux de matière organique grâce à la décomposition de la litière des feuilles et des racines fines annuelles. Le broyage des rémanents ou des houppiers adultes permettrait également d’envisager une production complémentaire de BRF, utilisable sur la parcelle ou sur d’autres parcelles voisines.

Pour les 3 prochaines années, Agroof animera le groupe de travail « Sol », et se concentrera donc sur les effets de l’agroforesterie sur la fertilité des sols à travers l’évaluation de la fertilité biologique (bactéries, champignons, macro-faune) et organique de parcelles anciennes (Hérault, Charente Maritime).

Plus d’informations sur CAS DAR 2009/ 2011 - Groupe 3



Conclusion du Groupe de Travail « Sol »

Le CASDAR agroforesterie s'est achevé en 2011, notre travail sur l'actions des sols a permis de mettre en évidence différents points.

Une des finalités de ce projet était d’étudier la fertilité biologique et organique des sols agroforestiers par comparaison à des sols témoins (boisement forestier et culture pure). Nous avons vu que dans les parcelles étudiées, les systèmes agroforestiers fournissent une matière organique plus disponible dans les zones proches de l’arbre. De plus, on a également observé que les parcelles en monoculture montrent une forte diminution de la quantité de matière organique libre au cours des saisons (d’août 2009 à mai 2010) à l’inverse des parcelles agroforestières. [...]
Nous avons observé une amélioration des services écosystémiques rendus par la biodiversité du sol dans les parcelles agroforestières (et en particulier une influence positive sur les cycles de l’eau, du carbone, des nutriments). Ces résultats étaient cependant fortement dépendants de l’aménagement de la parcelle (orientation, écartement, âge et essence des arbres) et des pratiques culturales dans l’allée cultivée (travail du sol réduit ou non, historique de la parcelle).
Si l’aménagement agroforestier en lui-même semble améliorer directement la fertilité des sols, nous avons également cherché à savoir dans quelle mesure l’agroforesterie pourrait permettre de produire du BRF de manière à indirectement favoriser la fertilité des sols. Nous avons vu que des systèmes agroforestiers basés sur un alignement de trognes constituaient le système le plus productif et le plus rentable. La production de BRF pourrait alors être valorisée sur la parcelle même ou sur une autre parcelle de l’exploitant.
Quoi qu’il en soit tous ces résultats délivrent les premiers résultats sur les services agro-écosystémiques que les systèmes agroforestiers peuvent rendre à l’égard de la vie et de la fertilité des sols. Plusieurs points sont toutefois à éclaircir :
  • Les systèmes agroforestiers à finalité de production de BRF sont-ils vraiment avantageux pour l’agriculteur ? Compte tenu de l’impact des arbres, le BRF se justifie-t-il en agroforesterie ? La réponse n’est pas évidente mais sur le long terme, il semble que l’agriculteur agroforestier n’ait pas besoin de ressources organiques supplémentaires pour améliorer la dynamique de la matière organique.
  • D’un point de vue technique, plusieurs zones d’ombre restent à éclaircir pour justifier de la rentabilité de telles techniques. Quelle serait la configuration la plus avantageuse (choix des essences, écartements) ? Quelle productivité peut-on vraiment attendre en fonction des conditions pédoclimatiques, des essences choisies et de la configuration et à quel coût pourra-t-on produire du BRF à grande échelle (les expérimentations de terrain n’ont pu répondre à cette question dans notre projet)? Les agriculteurs seraient-ils prêts à adopter ce type de systèmes ?



Agroof participe aux autres groupes de travail dont le "GT Biodiversité"

Ce groupe de travail s’appuie sur les parcelles du réseau de référence et suit principalement 4 groupes biologiques:
  • Les insectes auxiliaires aériens prédateurs de pucerons (syrphes essentiellement);
  • Les carabes ;
  • Les pollinisateurs ;
  • Les détritivores (uniquement dans les parcelles anciennes);